La "bouicha" de Jijel

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La "bouicha" de Jijel

Message  Jazairi le Ven 18 Jan - 23:27

La "bouicha" de l’Achoura reste indétrônable à Jijel

A Jijel, la fête religieuse de l’Achoura, tout en étant une journée de ferveur religieuse et une occasion de retrouvailles familiales, continue à être caractérisée par la préparation de la "bouicha", un plat typiquement traditionnel, dont les origines demeurent encore inconnues. Ce mets, qu'aucune source disponible n'est venue, jusque-là, éclairer sur ses véritables origines, s’apparente à un plat de "guerre" de par sa consistance et son "endurance" dans la cuisson.


Les personnes âgées, particulièrement les femmes, se contenteront de dire qu'elles ont tout simplement hérité cette recette des aïeux.

Le témoin a été transmis et demeure encore entre de bonnes mains, celles des Jijeliens qui ont l’eau à la bouche au petit matin de cette fête religieuse qui est restée ancrée dans les moeurs en dépit du vent de la modernité.

La préparation de ce plat traditionnel de l’antique Igilgili perdure toujours dans cette ville côtière qui s'accroche encore à ses traditions ancestrales. La préparation de ce plat populaire requiert minutie et patience."Bouicha", un terme pour le moins étrange, est, en fait, un amalgame de grosse semoule, de dattes sèches dénoyautées et coupées en deux, d'huile d'olive, le tout placé dans un seau métallique hermétiquement fermé et placé dans un bain-marie pendant au moins...huit heures sinon plus, selon la quantité de la farce préparée.

Cette recette, de par sa teneur énergétique, est consommée "à froid" au petit-déjeuner par toute la famille réunie autour de la table ou de la meïda (table basse) encore en usage dans certains foyers.

Certains se servent de la panse du mouton de l'Aïd El Adha, séchée et bien conservée pour recevoir l’amalgame de semoule, huile, dattes et un soupçon de sel de table, aux lieux et place du récipient métallique.

Des sources non confirmées disent que cette recette proviendrait de Grande-Bretagne et aurait été introduite en Algérie il y a plusieurs siècles. Aucun écrit n'est cependant disponible pour corroborer ce fait.

La bouicha, qui revient vendredi 18 janvier sur les tables jijeliennes, à l'occasion de la fête de l'Achoura, ressemble en effet, à s’y méprendre, au plum pudding anglais, dont la préparation nécessite plusieurs heures dans les cuisines d'outre-manche. Une comparaison entre la recette de Jijel et celle des Anglais montre qu'il y a similitude dans les ingrédients, le mode de préparation et le temps de cuisson, même si le pudding anglais "ne demande" que sept heures de cuisson.

Outre la préparation de 7 heures, les femmes anglaises qui mettent la main à la pâte peuvent aussi faire ce gâteau en 216 heures avec 7 jours de macération pour bien réussir ces saveurs d'Angleterre et dont le service prend parfois des airs de gala.

Ce pudding aurait été mis au jour lors de l'expédition du Duc de Beaufort en 1664, quand des marins anglais introduisirent ce plat dans l’ex-Djidjelli. Les Anglais le préparent avec de la semoule, du beurre, des raisins secs et de la graisse et leur table du nouvel an ne peut s’en passer. Autant que la meïda jijelienne se conçoit difficilement sans la bouicha.

En dépit de la hausse des prix de certains produits de large consommation, les ingrédients entrant dans la composition de cette recette sont disponibles et s’arrachent sur le marché central de la ville. Le kg de grosse semoule est cédé à 70 DA, les dattes sèches à 60 DA alors que deux ou trois panses pour renfermer la farce se vendent à 100 DA chez certains bouchers.

[Aps 18/1/08]
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j adore

Message  ollaolla77 le Jeu 16 Aoû - 15:49

Bonjour Very Happy

je suis nouvelle

j adore la bouicha cheers cheers

deja que c tres riche , en plus c'est bon

ça e fais rapeler le bon vieux temps;....


Jazairi a écrit:La "bouicha" de l’Achoura reste indétrônable à Jijel

A Jijel, la fête religieuse de l’Achoura, tout en étant une journée de ferveur religieuse et une occasion de retrouvailles familiales, continue à être caractérisée par la préparation de la "bouicha", un plat typiquement traditionnel, dont les origines demeurent encore inconnues. Ce mets, qu'aucune source disponible n'est venue, jusque-là, éclairer sur ses véritables origines, s’apparente à un plat de "guerre" de par sa consistance et son "endurance" dans la cuisson.


Les personnes âgées, particulièrement les femmes, se contenteront de dire qu'elles ont tout simplement hérité cette recette des aïeux.

Le témoin a été transmis et demeure encore entre de bonnes mains, celles des Jijeliens qui ont l’eau à la bouche au petit matin de cette fête religieuse qui est restée ancrée dans les moeurs en dépit du vent de la modernité.

La préparation de ce plat traditionnel de l’antique Igilgili perdure toujours dans cette ville côtière qui s'accroche encore à ses traditions ancestrales. La préparation de ce plat populaire requiert minutie et patience."Bouicha", un terme pour le moins étrange, est, en fait, un amalgame de grosse semoule, de dattes sèches dénoyautées et coupées en deux, d'huile d'olive, le tout placé dans un seau métallique hermétiquement fermé et placé dans un bain-marie pendant au moins...huit heures sinon plus, selon la quantité de la farce préparée.

Cette recette, de par sa teneur énergétique, est consommée "à froid" au petit-déjeuner par toute la famille réunie autour de la table ou de la meïda (table basse) encore en usage dans certains foyers.

Certains se servent de la panse du mouton de l'Aïd El Adha, séchée et bien conservée pour recevoir l’amalgame de semoule, huile, dattes et un soupçon de sel de table, aux lieux et place du récipient métallique.

Des sources non confirmées disent que cette recette proviendrait de Grande-Bretagne et aurait été introduite en Algérie il y a plusieurs siècles. Aucun écrit n'est cependant disponible pour corroborer ce fait.

La bouicha, qui revient vendredi 18 janvier sur les tables jijeliennes, à l'occasion de la fête de l'Achoura, ressemble en effet, à s’y méprendre, au plum pudding anglais, dont la préparation nécessite plusieurs heures dans les cuisines d'outre-manche. Une comparaison entre la recette de Jijel et celle des Anglais montre qu'il y a similitude dans les ingrédients, le mode de préparation et le temps de cuisson, même si le pudding anglais "ne demande" que sept heures de cuisson.

Outre la préparation de 7 heures, les femmes anglaises qui mettent la main à la pâte peuvent aussi faire ce gâteau en 216 heures avec 7 jours de macération pour bien réussir ces saveurs d'Angleterre et dont le service prend parfois des airs de gala.

Ce pudding aurait été mis au jour lors de l'expédition du Duc de Beaufort en 1664, quand des marins anglais introduisirent ce plat dans l’ex-Djidjelli. Les Anglais le préparent avec de la semoule, du beurre, des raisins secs et de la graisse et leur table du nouvel an ne peut s’en passer. Autant que la meïda jijelienne se conçoit difficilement sans la bouicha.

En dépit de la hausse des prix de certains produits de large consommation, les ingrédients entrant dans la composition de cette recette sont disponibles et s’arrachent sur le marché central de la ville. Le kg de grosse semoule est cédé à 70 DA, les dattes sèches à 60 DA alors que deux ou trois panses pour renfermer la farce se vendent à 100 DA chez certains bouchers.

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