Tayeb El Watani tué par les lâches !

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Tayeb El Watani tué par les lâches !

Message  Jazairi le Mar 15 Jan - 1:00

16ème anniversaire du retour de Mohamed Boudiaf en Algérie

Le 16 janvier 1992, Mohamed Boudiaf revenait en Algérie. Après 28 ans d’exil, Tayeb El Watani a accepté de retourner dans son pays dans un contexte difficile. En effet, c’est au lendemain de l’interruption du processus électoral que l’exilé de Kenitra a pris la tête de l’Etat. «Dès son arrivée, oreille et main tendues, il a tout de suite senti le pouls de ce peuple dont il portait, lui aussi, les aspirations», souligne, dans une déclaration rendue publique hier, la fondation qui porte son nom. En 1992, Si Tayeb a accepté de relever un défi très difficile. «Il s’y est attelé dès sa descente d’avion : il a entrepris de dynamiser tous les chantiers en souffrance en Algérie.» A la tête du Haut-Comité d’Etat (HCE), en compagnie de Khaled Nezzar, ministre de la Défense, Ali Kafi, président de l’Organisation nationale des moudjahidine, Ali Haroun, ministre des Droits de l’Homme et Tidjani Haddam, recteur de la mosquée de Paris, Mohamed Boudiaf «voulut rétablir l’équilibre brisé de son pays et redonner l’espoir à une jeunesse perdue et presque sans repères». Durant six mois de règne, le président du HCE disait vouloir mettre fin à la corruption qui gangrenait l’Etat. Les Algériens ont cru en sa sincérité, sa droiture, sa franchise et sa loyauté. Pour les Algériens, Si Tayeb était susceptible de sortir le pays de l’impasse, puisqu’il n’était pas impliqué dans les tribulations de la dictature algérienne. D’ailleurs, Mohamed Boudiaf était l’une des victimes de cette dictature qui l’a condamné à mort en 1964. Cette situation l’a contraint à quitter l’Algérie en direction de la France puis du Maroc.
L’enfant de M’sila entre en opposition contre les premiers régimes mis en place à l’indépendance nationale. Durant son exil, Boudiaf a consacré son temps à animer des conférences au nom de son parti, le Parti de la révolution socialiste (PRS), et tenir des réunions clandestines avec ses militants. Son ouvrage Où va l’Algérie ? livre un témoignage lucide sur l’après-indépendance et la prise du pouvoir par les militaires. A la mort du président Houari Boumediene en 1978, l’ancien détenu de la prison de la Santé a décidé de dissoudre son parti pour s’occuper de ses activités professionnelles en dirigeant à Kenitra, au Maroc, une briqueterie. Le séjour du président Boudiaf en Algérie n’a duré que six mois. Le 29 juin 1992, lors d’une conférence des cadres qu’il a présidée dans la ville de Annaba, il fut assassiné par un sous-lieutenant du Groupe d’intervention spécial (GIS).
La motivation de son assassinat, affirme la fondation Boudiaf, est sujette à controverse, entre la piste d’une action isolée commise par un militaire ayant des sympathies islamistes et celle d’un complot plus vaste impliquant des généraux de l’armée. Pour rappel, Mohamed Boudiaf est né le 23 juin 1919 à Ouled Madi dans la wilaya de M’sila. Après les massacres de Sétif de mai 1945, il a adhéré au Parti du peuple algérien (PPA). Il était membre de l’Organisation spéciale (OS). Durant la guerre de libération nationale, il fut arrêté lors de l’arraisonnement de l’avion qui avait transporté la délégation du FLN (Khider, Lacheraf, Aït Ahmed et Ben Bella). Il a été emprisonné jusqu’en 1962.

C. B. (La Tribune)
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