L'APOSTASIE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

L'APOSTASIE

Message  mquidech le Ven 5 Avr - 7:50

SALAM

Explication sur l’Apostasie : Ce qui annule l’Islam

بِسْمِ اللهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيم

La louange est à Dieu le Créateur du monde Celui Qui existe sans début, sans fin, sans endroit, sans comment et ne dépend pas du temps, rien n’est tel que Lui et Il est Celui Qui entend et Qui voit, quoi que tu puisses imaginer Dieu en est différent, et que l’élévation en degré et la préservation de sa communauté de ce qu’il craint pour elle soient accordées à notre maître MouHammad Al-’Amîn, l’Honnête, celui qui a appelé à la religion de vérité, l’islam la religion de tous les Prophètes du premier ‘Adam au dernier MouHammad.

Il est du devoir de tout musulman de conserver son Islam et de le garder de tout ce qui le corrompt, l’annule et le rompt, c’est-à-dire de l’apostasie [ar-riddah], c’est par Allâh ta^âlâ que l’on recherche la protection. An-Nawawiyy ainsi que d’autres ont dit : « ar-riddatou ‘afHachou ‘anwA^i l-koufr » ce qui signifie : « L’apostasie compte parmi les sortes de mécréance les plus laides ».


L’apostasie compte parmi les sortes de mécréance les plus laides car l’apostasie fait perdre toutes les récompenses alors que les péchés restent. Même si l’apostat revient à l’Islam après cela, les récompenses des bonnes actions qu’il avait accomplies auparavant ne reviennent pas alors que les péchés restent. S’il s’en repent, ils s’effacent. La parole de An-Nawawiyy ne signifie pas que toute sorte d’apostasie est plus grave que la mécréance de celui qui est mécréant d’origine. En effet, la mécréance du mécréant d’origine peut être plus grave que la mécréance de l’apostat. Le sens de la parole de An-Nawawiyy précédemment citée n’est pas que l’apostasie serait une mécréance plus grave que toutes les autres sortes de mécréance. Ce qu’il vise, c’est la très grande laideur de l’apostasie du fait qu’elle est une sortie de l’Islam, qui est la vérité, pour tomber dans la mécréance, qui est le faux. Les pires sortes de mécréance sont l’athéisme qui est la parole qu’il n’y a pas de dieu et que la vie est due à la réalité même de la matière, ainsi que la parole de ceux qui prétendent l’unité absolue (‘ahlou l-waHdah) qui disent que Allâh est l’ensemble de ce monde, ainsi que la croyance de l’incarnation (al-HoulOul) à savoir que Allâh s’incarnerait dans autrui comme les YachrouTiyy qui disent que Allâh pénètre en toute personne, homme ou femme. Il est arrivé que l’un d’eux dise au sujet de quelqu’un d’autre (tu es Allâh) et (ce mur c’est Allâh). Il s’agit d’un groupe des Châdhiliyy les plus récents mais qui ont dévié des fondements du tawHId, de la croyance de tous les chaykh soufis qui ont instauré les Tarîqah comme le maître AHmad Ar-Rifâ^iyy, le Chaykh ^Abdou l-QAdir Al-JilAniyy, le Chaykh Abou l-Haçan Ach-Châdhiliyy, le Chaykh Abou Madyan ‘Ibnou l-Houçayn et bien d’autres.

À notre époque, le relâchement dans la parole est un fait si répandu qu’un certain nombre de gens prononcent des paroles qui les font sortir de l’Islam sans considérer cela comme un péché alors que, bien pire, c’est de la mécréance. Ceci est conforme à la parole du Prophète Salla lLâhou ^alayhin wa sallam :
((إِنَّ العَبْدَ لَيَتَكَلَّمُ بِالكَلِمَةِ لا يَرىَ بِهَا بَأْساً يَهْوِي بِهَا فِي النَّارِ سَبْعِينَ خَرِيفاً))(‘inna l-^abda layatakallamou bil-kalimati lA yarA bihâ ba’san yahwI bihâ fi n-nâri sab^Ina kharîfâ)

qui signifie : « Certes, il arrive que quelqu’un dise une parole dans laquelle il ne voit pas de mal, mais à cause de laquelle il chutera en enfer pendant soixante-dix automnes ». C’est-à-dire une distance parcourue en soixante-dix ans de chute pour atteindre le fond de l’enfer, le fond de l’enfer étant réservé aux mécréants. Ce Hadîth a été rapporté par At-TirmIdhiyy, qui lui a donné le degré de Haçan.


Dans cette époque, beaucoup de gens se laissent aller à dire de mauvaises paroles qui font sortir de l’Islam. Ils ne considèrent pas cela comme quelque chose qui fait sortir de l’Islam. Ce qui se produit là, de la part de certains, est justement conforme à la parole du Prophète Salla lLâhou ^alayhin wa sallam qui a dit :
(( إِنَّ العَبْدَ لَيَتَكَلَّمُ بِالكَلِمَةِ لا يَرىَ بِهَا بَأْساً يَهْوِي بِهَا فِي النَّارِ سَبْعِينَ خَرِيفاً ))(‘inna l-^abda layatakallamou bil-kalimati lA yarA bihâ ba’san yahwI bihâ fi n-nâri sab^Ina kharîfâ)

ce qui signifie : « Certes, il arrive que quelqu’un dise une parole dans laquelle il ne voit pas de mal, mais à cause de laquelle il chutera en enfer pendant soixante-dix automnes ».

C’est-à-dire qu’il se peut que quelqu’un dise une parole qu’il ne considère pas préjudiciable pour lui ni comme une désobéissance qui lui fait mériter la descente jusqu’au fond de l’enfer, un lieu qui est réservé aux mécréants. En effet, les musulmans désobéissants ne parviennent pas au fond de l’enfer qui est à une distance de chute de soixante-dix ans [Dans Al-Moustadrak de Al-HAkim, al-wayl est une vallée en enfer qui a un fond de quarante automnes et dans laquelle le mécréant chutera au jour du jugement. (2 / 507 et 534 ; 4 / 596)].
Dans le même sens, il existe un autre hadith rapporté par Al-Boukhariyy et Mouslim. Le Hadîth est le suivant :
((إن العبد ليتكلم بالكلمة ما يتبين فيها يزل بها في النار أبعد مما بين المشرق و المغربً))(‘inna l-^abda layatakallamou bil-kalimati mA yatabayyanou fIhâ yazillou bihâ fi n-nâri ‘ab^ada mimmA bayna l-machriqi wa l-maghrib)
qui signifie : « Certes, il arrive que quelqu’un dise une parole dans laquelle il ne voit pas de mal, mais à cause de laquelle il chutera en enfer d’une distance plus grande que celle séparant le levant du couchant ». [Rapporté par les deux chaykh Al-Boukhâriyy et Mouslim]. Le Hadîth de At-Tirmidhiyy explique le Hadîth des deux chaykh.

Ce Hadîth est une preuve que la chute dans la mécréance ne requiert pas comme condition d’avoir eu connaissance de la loi correspondante, de s’être satisfait de l’acte ni d’avoir cru en la signification de la parole prononcée comme le prétend à tort le livre Fiqhou s-Sounnah. De même, la chute dans la mécréance ne requiert pas comme condition de ne pas être en colère tout comme An-Nawawiyy l’a signalé : Il a dit : « Si un homme s’emporte contre son fils ou son esclave et qu’il le frappe violemment et qu’un autre lui dit : « N’es-tu pas musulman ? », s’il répond délibérément « non », il aura apostasié ». D’autres que lui l’ont dit, parmi les Hanafiyy entre autres.


Cela signifie qu’il se peut que quelqu’un sorte de l’Islam sans avoir eu l’intention de quitter l’Islam et sans avoir voulu changer pour autant de religion. C’est le cas de beaucoup de ceux qui se prétendent soufis alors qu’ils se noyent dans la mécréance. Cela veut dire que quelqu’un qui prononce une parole explicite dans la mécréance – c’est-à-dire que dans la langue qu’il a employée, ce terme n’a qu’un seul sens qui est de la mécréance – il est jugé mécréant, qu’il ait su que cette parole est une mécréance ou qu’il ne l’ait pas su, la seule condition étant qu’il ait connaissance de la signification de cette parole. De même, ce n’est pas une condition qu’il ait cru par son cœur à la signification de cette parole : par le simple fait de dire cette parole volontairement en comprenant sa signification, il devient mécréant et sort de l’Islam.

sayyid sAbiq s’est singularisé : il a composé un livre appelé « Fiqhou s-Sounnah » dans lequel il dit dans le chapitre de l’apostasie : (Le musulman n’est pas considéré comme étant sorti de l’Islam et on ne le juge apostat que s’il a ouvert son cœur à la mécréance, s’en est satisfait et a pris une autre religion que l’Islam). Il suffit pour lui répliquer de lui mentionner le Hadîth rapporté par Al-Boukhâriyy et Mouslim ainsi que celui qui est rapporté par At-Tirmidhiyy. Ces deux Hadîth ont déjà été cités précédemment. Le passage dans le Hadîth qui est un argument contre la parole de sayyid sAbiq c’est la parole du Prophète Salla lLâhou ^alayhi wa sallam : (( لا يرى بـها بأساً )) (lA yarA bihâ ba’san) qui signifie : « … dans laquelle il ne voit pas de mal », c’est-à-dire qu’il y a des paroles qui font sortir quelqu’un de l’Islam sans que cela fasse une différence qu’il se soit satisfait ou qu’il ne se soit pas satisfait de la mécréance suite à cette parole. D’autre part, Allâh ta^âlâ dit :

﴿من كفر بالله من بعد إيمانه إلا من أُكرِه وقلبُه مطمئنٌ بالإيمانِ ولكن مَن شرح بالكفر صدرًا فعليهم غضبٌ من الله﴾(man kafara bil-LAhi min ba^di ‘ImAnihi ‘il-lA man ‘oukriha wa qalbouhou mouTma’innoun bil-‘ImAni wa lAkin man charaHa bil-koufri Sadran fa^alayhim ghaDaboun mina l-LAh)

qui signifie : « Devient mécréant celui qui commet une mécréance, sauf s’il est contraint par la menace de mort Et que son cœur est satisfait de la foi, mais s’il se satisfait de la mécréance [même en étant contraint par la menace de mort il devient mécréant], il subira la le châtiment de Allâh », [An-NaHl / 106], dans cette ‘Ayah, il n’y a aucune preuve en faveur de ce qu’a prétendu sayyid sAbiq parce que cette ‘Ayah concerne celui qui est contraint sous la menace de mort : il ne devient pas mécréant s’il prononce la parole de mécréance sans que son cœur ne soit satisfait de la mécréance et celui qui est contraint sous la menace de mort ne devient mécréant que si son cœur est satisfait, lors de la prononciation de la mécréance, de ce qu’il dit comme mécréance, conformément à ce qui est parvenu du Messager de Allâh Salla lLâhou ^alayhi wa sallam lorsqu’il a dit à ^AmmAr Ibnou YAçir :

(( هل كُنتَ شارحًا صدرَك حِينَ قلتَ ما قلتَ أم لا ؟ا ))(hal kounta châriHan Sadraka HIna qoulta mA qoulta ‘am lA ?)

ce qui signifie : « Est-ce que ton cœur était satisfait lorsque tu as dit ce que tu as dis ou non ? » Il a dit : « Non », ceci étant rapporté par l’Imam Ibnou l-Moundhir dans son livre Al–‘IchrAf. Cet homme Sayyid SAbiq a donc déformé la signification de la ‘Ayah et a dit ce qu’aucun savant n’a jamais dit.

L’apostasie est de trois sortes, comme l’ont classée An-Nawawiyy, d’autres savants parmi les chafi^iyy et les Hanafiyy et d’autres : croyances, actes et paroles. Chaque sorte se ramifie en des branches nombreuses.

L’apostasie, c’est rompre l’Islam. Elle se produit tantôt par la parole, tantôt par un acte, et tantôt par la croyance, comme l’ont décrété les chafi^ites, les hanafites, les malikites et les hanbalites. Ils ont pris pour argument pour cette classification le Qour’ân honoré, tel que Sa parole ta^âlâ :

﴿يَحْلِفُونَ بِاللهِ مَا قَالُواْ و لقد قالوا كلمة الكفر و كفروا بعد إسلامهم﴾(yaHlifOuna bil-LAhi mA qAlou wa laqad qAlOu kalimata l-koufri wa kafarOu ba^da ‘islAmihim)

qui signifie : « Ils jurent par Allâh qu’ils n’ont rien dit mais pourtant ils ont dit la parole de mécréance et ils ont mécru après avoir été musulmans » [At-Tawbah/74]. À partir de cette ‘Ayah on comprend que parmi la mécréance il y a celle qui a lieu par la parole, et Sa parole ta^âlâ :
﴿إنما المؤمنون الذين آمنوا بالله ورسوله ثم لم يرتابوا﴾(‘innama l-mou’minOuna l-ladhîna ‘Amanou bil-LAhi wa raçOulihî thoumma lam yartAbOu)

qui signifie : « Certes les croyants sont ceux qui ont cru en Allâh et en Son messager et n’ont pas eu de doutes » [Al-HoujourAt /15]. On comprend de cette ‘Ayah que parmi la mécréance il y a celle qui a lieu par la croyance parce que le doute a lieu dans le cœur. Allâh ta^âlâ dit :
﴿ومن ءاياته الليل والنهار والشمس والقمر لا تسجدوا للشمس ولا للقمر﴾(wa min ‘Ayâtihi l-laylou wa n-nahârou wa ch-chamsou wa l-qamarou lA tasjoudou lich-chamsi wa lA lil-qamar)

ce qui signifie : « Parmi Ses signes, il y a la nuit et le jour, le soleil et la lune, ne vous prosternez ni pour le soleil ni pour la lune » [FouSSilat /37]. On comprend de cette ‘Ayah qu’il y a des mécréances qui ont lieu par les gestes ; cette classification fait l’objet de l’Unanimité, il y a sur elle accord des savants des quatre écoles.

Que l’on sache qu’il y a des croyances telles que si elles arrivent à quelqu’un, elles le font sortir de l’Islam. Parmi ces croyances, il y a croire que le monde existe de toute éternité par son genre et sa composition ou par son genre seulement ou croire ce qui mène obligatoirement à attribuer l’entrée en existence au sujet de Allâh ta^âlâ comme le fait de croire que Sa volonté est entrée en existence, c’est-à-dire croire que Allâh voudrait quelque chose après ne pas l’avoir voulue ; ou croire que Sa science est entrée en existence ou qu’Il lui arrive de savoir quelque chose après ne pas l’avoir sue, car l’entrée en existence d’un attribut pour Allâh impliquerait que Lui-même est entré en existence. Or l’entrée en existence contredit la divinité. De même, il y a le fait de croire à la couleur au sujet de Allâh ta^âlâ ou de croire possible à Son sujet le mouvement ou l’immobilité. En effet, s’Il était immobile Il aurait des semblables innombrables et s’Il était en mouvement, Il aurait des semblables innombrables et cela contredit Sa parole ta^âlâ :

﴿ليس كمثله شيء﴾(Layça kamithlihi chay’)

qui signifie : « Rien n’est tel que Lui » [Ach-Choura / 11].

Que l’on sache aussi que parmi les actes qui font sortir quelqu’un de l’Islam, il y a jeter le MouS-Haf aux ordures. Il y a aussi la prosternation pour une idole. L’idole, c’est ce que les mécréants adorent, qu’elle soit de pierre, de fer, d’or, d’argent métal ou ce qui est de cet ordre. Se prosterner pour une idole est une mécréance, même pour plaisanter. De même celui qui se prosterne pour le soleil ou la lune devient mécréant. Devient également mécréant celui qui se prosterne pour un être humain dans le but de l’adorer.

Parmi les actes qui font sortir de l’Islam, il y a également le fait d’écrire le Qour’ân avec de l’urine et le fait de piétiner des livres de religion tout en sachant que ce sont des livres de religion et en le faisant délibérément.

Il n’est pas permis de jeter une chose sur laquelle il y a le nom de Allâh dans les ordures. Celui qui le fait devient mécréant. Allâh ta^âlâ dit :

﴿قُلْ أبِاللَهِ وَءَايَتِهِ وَرَسُولِهِ كُنتُمْ تَسْتَهْزِءُونَ (٦٥) لَا تَعْتَذِرُوا قَدْ كَفَرْتُم بَعْدَ إِيمَنِكُم﴾( qoul ‘abi l-LAhi wa ‘Ayâtihî wa raçOulihî kountoum tastahzi’Oun ; lA ta^tadhirOu qad kafartoum ba^da ‘ImAnikoum )

ce qui signifie : « Est-ce de Allâh, de Ses ‘Ayah ou de Ses messagers que vous vous moquiez ? Ne vous excuser pas, vous êtes devenus mécréants après avoir été croyants », [ sOurat At-Tawbah / 65-66 ] et Ibnou ^Abidîn a dit : ” Devient mécréant celui qui jette le MouSHaf ( le livre du Qour’ân ) dans les ordures même s’il ne visait pas le rabaissement “. En effet son acte indique un rabaissement.

Quant aux paroles qui font sortir de l’Islam, elles sont encore plus nombreuses, comme cela est prouvé par la parole du Prophète :

((أكثر خطايا ابن ءادم من لسانه))(‘aktharou khaTAyâ bni ‘Adama min liçânih)

qui signifie : « La plupart des péchés du fils de ‘Adam proviennent de sa langue » [Hadîth SaHIH rapporté par At-TabarAniyy du Hadîth de ^Abdou l-LAh Ibnou Mas^Oud].

Chacune de ces trois catégories fait sortir à elle seule de l’Islam sans qu’elle soit accompagnée ou qu’elle soit jointe à une autre de ces trois catégories. C’est-à-dire que les paroles de mécréance qui font sortir de l’Islam suffisent à elles seules pour faire sortir de l’Islam sans pour autant qu’elles soient accompagnées d’une croyance ou d’un acte. C’est sur cela que les savants ont été en accord. Ils ont été unanimes là-dessus. Il n’y a donc aucune considération à donner à ceux qui ont contredit en cela.

A SUIVRE...
_________________

mquidech
dznaute discret
dznaute discret

Masculin Nombre de messages : 127
Age : 47
Localisation : france
Date d'inscription : 25/02/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'APOSTASIE

Message  mquidech le Ven 5 Avr - 20:21

SUITE

Explication sur l’Apostasie :


De la première sorte, il y a : douter au sujet de Allâh, de Son Messager, du Qour’ân, du jour dernier, du paradis, de l’enfer, de la récompense, du châtiment ou de toute autre chose du même genre faisant partie de ce qui fait l’objet de l’Unanimité et qui est connu d’évidence dans la religion, [L'Unanimité (al-'ijmA3) : c’est la concordance des avis des savants moujtahid d’une époque sur un sujet concernant l'Islam dans n'importe quel domaine. De ce fait, il ne s’agit pas simplement de la concordance des avis de n’importe quel groupe de musulmans du commun ou même de savants non moujtahid, sur une question quelconque de l'Islam. Les moujtahid sont les savants les plus qualifiés, qui sont aptes à déduire les Lois de l'Islam à partir du Qour’ân et du Hadîth – tels que Ach-Châfi^iyy, MAlik, 'AHmad Ibnou Hanbal, AbOu HanIfah et leurs pairs].

ou croire que le monde existe de toute éternité par son genre et sa composition ou bien par son genre seulement, ou nier l’un des attributs de Allâh qui sont obligatoirement Siens par Unanimité, comme le fait qu’Il sache tout.

Cela signifie que celui à qui il arrive un doute au sujet de l’existence de Allâh devient mécréant. De même pour celui qui a douté au sujet de l’envoi d’un des envoyés de Allâh dont l’envoi est connu d’évidence dans la religion, ou qui a douté au sujet de la révélation du Qour’ân à notre maître MouHammad ou qui a douté au sujet du jour dernier, du paradis ou de l’enfer, si c’est une vérité ou non. Cela ne signifie pas que le seul fait d’hésiter sur l’existence actuelle du paradis ou de l’enfer est une mécréance parce que cela n’est pas connu d’évidence comme faisant partie de la religion. Les gens de vérité sont sur la croyance que le paradis et l’enfer sont crées et qu’ils existent actuellement.

Parmi les choses qui constituent une mécréance également, il y a le fait de croire que le monde n’a pas de début aussi bien par son genre que par sa composition comme l’ont dit les philosophes, ou par son genre seulement. Les musulmans ont été unanimes sur la mécréance des deux groupes, ceci ayant été rapporté par le MouHaddith, le FaqIh, le Spécialiste de la science des fondements (‘ouSOuliyy) Badrou d-DIn Az-Zarkachiyy dans son livre tachnIfou l-Maçâmi3 comme cela a été précédemment cité.

De même devient mécréant celui qui renie l’un des attributs de Allâh ta^âlâ qui Lui sont obligatoires selon l’Unanimité comme le fait qu’Il sait tout ou qu’Il est vivant ou le fait qu’Il entend ou qu’Il voit, ou qu’Il est tout puissant. Personne n’est excusé pour son ignorance de ces attributs-là. Le HAfiDh Ibnou l-Jawziyy a dit : « Celui qui renie la toute-puissance de Allâh sur toute chose est mécréant par concordance unanime des savants » c’est-à-dire sans aucune divergence. La raison suffit pour connaître et confirmer la toute-puissance, la science, la volonté, l’ouïe et la vue à Allâh dans les sens qui sont dignes de Lui. Il en est de même pour le restant des treize attributs.

Quant aux attributs al-wajh, al-yad et al-^ayn et ce qui est du même ordre, qui ont été cités dans les textes en tant qu’attributs de Allâh et non pas en tant qu’organes, leur connaissance n’est pas perçue par la raison seule. Par exemple, si quelqu’un a entendu qu’on attribue al-^ayn et al-yad à Allâh ta^âlâ et les a niés du fait qu’il n’a pas entendu qu’ils sont parvenus dans les textes, on ne le déclare pas mécréant, mais on lui apprend que cela fait partie de ce qui est parvenu dans les textes. Maintenant s’il le renie après avoir pris connaissance que cela est parvenu dans les textes, il devient mécréant. De même, celui qui a nié que Al-Mou’min est l’un des noms de Allâh parce qu’il ne savait pas que cela est mentionné dans le Qour’ân, il n’est pas déclaré mécréant. Mais on lui dit que cela est parvenu dans le Qour’ân comme étant l’un des noms de Allâh et ceci dans sourat Al-Hachr dans Sa parole ta^âlâ :

﴿هو الله الذي لا إله إلا هو الملك القدوس السلام المؤمن﴾(Houwa l-Lâhou l-Ladhi la ‘ilaha ‘il-la houwa l-Malikou l-Qouddouçou s-Salamou l-Mou’min)

qui signifie : « Allâh, il n’est de dieu que Lui, Al-Malikou l-Qouddouçou s-Salamou l-Mou’min » [Al-Hachr / 23].

Si on dit à quelqu’un : Allâh a un wajh, un yad et un ^ayn et qu’il le renie en disant (que ce n’est pas permis, ce n’est pas vrai) parce qu’il n’a pas pris connaissance que dans les textes de la Charî^ah (loi islamique, hadîth et Qour’ân) il est parvenu que Allâh a ces attributs-là, il n’est donc pas déclaré mécréant. Celui qui est déclaré mécréant, c’est celui qui les renie après avoir su qu’ils sont confirmés dans les textes de la Chari^ah. Mais s’il n’a pas su qu’ils sont rapportés dans le Qour’an et dans le Hadith, alors on lui dit : Ceci est cité dans le Qour’an et dans le Hadith, il t’est obligatoire d’y croire dans le sens que le wajh n’est pas un organe comme l’est le wajh des créatures c’est-à-dire qui occupe un espace et que ^aynou l-LAh n’est pas un organe comme le sont les ^ayn des créatures et que yadou l-LAh n’est pas un organe comme le sont les yad des créatures. On lui enseigne que wajhou l-LAh, yadou l-LAh et ^aynou l-LAh ne sont pas des organes car Allâh est exempt des organes, donc cela ne veut pas dire visage, ni main, ni oeil au sujet de Dieu. Celui qui a cru que Allâh a un wajh, un ^ayn ou un yad dans le sens des organes est mécréant. Al-wajh au sujet de Dieu veut dire dans certains cas la souveraineté et dans d’autres l’agrément ; al-yad veut dire dans certains cas la puissance ; Al-^ayn veut dire dans certains cas la préservation. Ainsi devient mécréant celui qui attribut à Dieu la main, le visage ou l’œil.

Sachant cela, on sait dès lors, que personne n’est excusé pour son ignorance concernant la toute-puissance de Allâh sur toute chose et les autres attributs de cet ordre, quel que soit le degré d’ignorance que cette personne ait pu atteindre. Rappelle-toi bien et garde toujours présent à l’esprit ce qu’a rapporté Ibnou l-Jawziyy lorsqu’il a rapporté l’Unanimité à ce sujet.

ou attribuer à Allâh ce dont Il est obligatoirement exempt par Unanimité, comme le corps.

Cela signifie que si quelqu’un attribue le corps à Allâh, en croyant que Allâh est un corps ou en le disant, il devient mécréant. Un corps, c’est ce qui a une longueur, une largeur et une profondeur, qu’il soit grand comme le Trône ou petit comme un grain de moutarde ou plus petit encore qu’un grain de moutarde comme un grain de poussière – c’est ce que l’on voit en suspension dans l’air dans un rayon de soleil qui passe à travers une petite ouverture dans le mur – ou ce qui est plus petit encore. Celui donc, qui croit que Allâh est un corps ou qui dit par sa langue que Allâh est un corps aura apostasié. Car c’est un devoir d’en exempter Allâh. En effet s’Il avait été un corps petit comme ce grain de poussière, Il aurait eu des semblables et s’Il avait été un corps grand comme le Trône, Il aurait également eu des semblables, et s’Il avait été ainsi il ne serait pas valable de Lui attribuer la divinité. Il en est de même pour tout ce qui a une taille intermédiaire entre le grain de poussière et le Trône.

On ne prête aucune considération à ce qu’ont dit certains auteurs (que celui qui croit que Allâh est un corps ne serait pas déclaré mécréant), leur parole est infondée parce que le fait d’être un corps contredit la divinité. En effet, si Allâh avait été un corps impalpable comme la lumière, l’obscurité ou le vent, ou un corps palpable comme l’être humain, les astres, le soleil ou la lune, Il n’aurait pas créé ces corps car la raison n’accepte pas qu’un corps crée un corps. S’il avait été valable qu’un corps crée un autre corps, il aurait été valable que le soleil soit Dieu, mais la raison juge cela impossible. Allâh a ordonné à Ses esclaves d’utiliser la raison :

﴿أَو َلَمْ يَنظُرُوا في مَلَكُوتِ السمـٰواتِ والأرضِ وما خَلقَ اللهُ مِن شىء﴾(‘awalam yanDhourou fI malakOuti s-samAwAti wa l-’arDi wa mA khalaqa l-Lâhou min chay’)
ce qui signifie « N’observent-ils pas l’immensité des cieux et la terre et tout ce que Allâh a créé ?! », [sourat Al-‘A3rAf / 185].

Allâh a fait l’éloge du prophète IbrAhîm ^alayhi s-salAm lorsqu’il a donné la preuve par la raison qu’il est invalide d’attribuer la divinité à l’astre, à la lune et au soleil du fait qu’ils sont tous les trois des corps qui changent d’un état à un autre. Le changement est une caractéristique des corps, cela prouve donc que Allâh n’est pas un corps et qu’Il n’a pas pour attributs les caractéristiques des corps tel que le changement d’un état à un autre, comme le changement du soleil lorsqu’il se déplace d’Est en Ouest.

De même devient mécréant celui qui attribut à Dieu les organes comme la main, le visage ou le pied, ou celui qui lui attribut l’humeur telle que la colère et tout ce qui est des attributs des créatures.

ou considérer licite ce qui est illicite selon l’Unanimité, connu d’évidence dans la religion comme étant illicite et ne pouvant échapper à la personne concernée, tels que la fornication, le suicide, le vol ou l’usurpation, la consommation d’alcool, de porc ou de ce qui n’est pas égorgé selon la loi islamique.

C’est-à-dire que devient mécréant celui qui croit licite ce qui est illicite par Unanimité des musulmans et connu d’eux d’évidence, c’est-à-dire que c’est connu sans avoir besoin de réfléchir ni de faire appel à une argumentation. Parmi ces choses, il y a la fornication, le suicide, le vol ou l’usurpation (s’emparer du droit d’autrui injustement), la consommation d’alcool, de porc ou de ce qui n’est pas égorgé selon la loi islamique.

Cependant si quelqu’un ignorait le jugement, comme si, étant entré récemment en Islam et n’ayant pas su que les musulmans interdisent la fornication, il dit par exemple, après être entré en Islam que la fornication n’est pas interdite, on ne le déclare pas mécréant mais on lui enseigne ce qui est correct.

ou également considérer illicite (HarAm) ce qui est licite de façon manifeste comme la vente et le mariage.

Cela veut dire que si quelqu’un rend illicite – c’est-à-dire ce qui fait mériter le châtiment dans l’au-delà – quelque chose qui est licite dans l’Islam et qui est connue d’évidence et de façon manifeste comme étant licite – à savoir que les savants aussi bien que les ignorants savent que c’est quelque chose de licite, comme par exemple la vente ou le mariage –, il devient donc mécréant.

Ce qui est visé ici par at-taHrîm n’est pas la décision de s’abstenir de quelque chose tout en croyant qu’elle est licite comme la parole de celui qui dit : (HarAmoun ^alayya ‘aklou l-laHm) – qui signifie j’ai décidé de m’abstenir de consommer de la viande – car dans ce cas, il ne commet pas de mécréance.

ou également nier l’obligation d’un devoir faisant l’objet de l’Unanimité, tel que les cinq prières ou une seule prosternation de ces prières, la zakat, le jeûne, le Hajj ou le wouDOu’ (la petite ablution).

Cela signifie que parmi les choses qui font sortir de l’Islam, il y a nier le caractère obligatoire d’une chose sur laquelle les musulmans ont été unanimes qu’elle est obligatoire d’une manière claire et apparente, son obligation étant connue des savants comme des ignorants. Tel est le cas de celui qui renie les cinq prières, une seule prosternation de ces prières, la zakat, l’obligation du jeûne de RamaDAn, l’obligation du Hajj pour celui qui en est capable, l’obligation du ghousl pour lever l’état de janâbah, ce reniement est une apostasie et une mécréance, [On est en état de janabah suite à une émission de maniyy ou un rapport sexuel].

ou également considérer obligatoire ce qui ne l’est pas par Unanimité.

Cela signifie que si quelqu’un considère obligatoire ce qui ne l’est pas selon l’Unanimité des musulmans, quelque chose connue d’évidence par les musulmans comme n’étant pas obligatoire, il devient mécréant.

ou encore nier le caractère méritoire selon la Chari^ah – la loi islamique – de ce qui l’est par Unanimité des savants.

Cela veut dire que parmi les choses qui constituent une mécréance par la croyance, il y a le fait de nier par le cœur le caractère méritoire de ce qui fait l’objet de l’Unanimité et qui est connu des musulmans comme étant méritoire dans la religion sans avoir besoin de réfléchir ni de faire appel à l’argumentation, c’est-à-dire d’une connaissance claire et manifeste aussi bien chez les savants que chez les ignorants, comme les rawAtib [Les prières surérogatoires que l’on accomplit quotidiennement avant ou après les cinq prières obligatoires] et le witr.

Selon les savants porteurs de la Loi, un acte est dit méritoire selon la Chari^ah (machrOu^) si Allâh incite à l’accomplir, qu’il s’agisse d’un acte obligatoire ou recommandé. Ce qui est méritoire selon la Chari^ah englobe donc ce qui est obligatoire et ce qui est recommandé. Par conséquent, on ne dit pas d’un acte moubAH simplement autorisé qu’il est méritoire selon la Charî^ah (machrOu^). Quant aux bonnes innovations, elles rentrent dans la catégorie du machrOu^ car Allâh ta^âlâ incite à les pratiquer et le Prophète a incité à les pratiquer.

Information utile : l’Unanimité est réalisée par la concordance unanime des moujtahid uniquement et la concordance des gens du commun n’est pas une condition ni même celle des savants qui ne sont pas des moujtahid (les savants qui peuvent déduire des lois à partir du Qour’ân comme MAlik, ach-châfi^iyy, AbOu HanIfah, AHmad ibnou Hanbal et d’autres).

Il y a aussi la décision d’apostasier dans le futur ou de faire dans le futur une des choses citées ci-dessus ou hésiter entre apostasier ou non.

C’est-à-dire que si quelqu’un prend la résolution dans son cœur de devenir mécréant dans le futur ou bien de faire l’une des choses qui font sortir de l’Islam citées précédemment, il devient immédiatement mécréant ; de même si quelqu’un hésite entre le faire et ne pas le faire, il devient immédiatement mécréant.

mais pas si cela traverse l’esprit sans qu’on l’ait voulu.

C’est-à-dire que si quelque chose traverse l’esprit, c’est-à-dire le cœur, sans volonté de sa part, on ne devient pas mécréant même si cette idée passagère se répète, car c’est quelque chose que l’être humain ne peut empêcher d’arriver et Allâh ne rend l’esclave responsable que de ce qui est dans sa capacité ; et ceci a une portée générale en toute chose. Par conséquent, s’il vient à l’esprit une idée passagère qui contredit la confirmation de l’existence de Allâh, du paradis ou de l’enfer alors qu’on croit fermement à la vérité, cette idée passagère n’annule pas la croyance, au contraire, les récompenses augmentent en détestant cette mauvaise chose qui a traversé l’esprit. Ce qui est visé ici par « idée qui traverse l’esprit » c’est ce qui n’est ni un doute ni une croyance.

ou nier le statut de compagnon de notre maître AbOu Bakr, que Allâh l’agrée.

Si quelqu’un renie le statut de compagnon de notre maître AbOu Bakr par son cœur, c’est-à-dire s’il a eu pour croyance que AbOu Bakr n’était pas un compagnon du Messager de Allâh, il devient mécréant. Allâh a indiqué son statut de compagnon par un texte dans le Qour’ân. Il dit, ta^âlâ :

﴿إذْ يَقولُ لِصاحِبِهِ لا تَحْزَنْ إنَّ اللّهَ مَعنـا﴾(’idh yaqOulou liSAHibihi lA taHzan ‘inna l-LAha ma^anâ)

ce qui signifie : « Il dit à son compagnon : Ne sois pas affligé, Allâh nous accorde la victoire » [At-Tawbah / 40]. Or les musulmans ont été unanimes que celui qui est visé par le terme « compagnon » dans cette ‘Ayah, c’est AbOu Bakr. Par conséquent, si quelqu’un en doute et interprète ce terme « compagnon » par un autre compagnon, il devient mécréant parce que cela revient à attribuer la trahison et l’égarement à la communauté de MouHammad et il y a en cela une destruction de la religion.

ou l’envoi de l’un des envoyés de Allâh dont l’envoi fait l’objet de l’Unanimité.

Si quelqu’un renie l’envoi de l’un des envoyés au sujet duquel les musulmans sont unanimes qu’il fait partie des envoyés de Dieu, c’est un apostat, un mécréant. L’envoi ici désigne la prophétie au sens large et vise les prophètes et les messagers. Par conséquent, si quelqu’un renie le statut de prophète de l’un des prophètes au sujet desquels les musulmans ont été unanimes à dire qu’ils sont prophètes, il a apostasié et fait de la mécréance.

Cependant s’il ne savait pas que untel été prophète car il n’a pas beaucoup entendu qu’il en était ainsi. Dans ce cas-là, nous ne le déclarons pas mécréant, mais nous lui enseignons ce qui est correct. En effet, il s’agit d’une information à laquelle la raison à elle seule ne peut parvenir, on ne la sait que par transmission.

De même, si quelqu’un avait lu dans le Qour’ân que HArOun, ‘Ilyâs et Al-Yaça^ sont des prophètes puis l’a oublié du fait qu’il est resté longtemps sans réciter le Qour’ân, de sorte qu’il a dit de l’un d’eux qu’il n’est pas un prophète, il n’est pas mécréant. Quant au prophète au sujet duquel il y a eu divergence : était-il prophète-messager, prophète uniquement ou seulement saint comme Al-KhaDir, il n’y a pas de péché pour qui suivrait l’un de ces avis ; mais l’avis le plus fort concernant Al-KhaDir c’est qu’il est un prophète.

ou renier par entêtement une lettre faisant partie du Qour’ân selon l’Unanimité ou lui rajouter une lettre rejetée par l’Unanimité en croyant qu’elle en fait partie, par entêtement.

Si quelqu’un nie une lettre au sujet de laquelle les musulmans ont été unanimes à dire qu’elle fait partie du Qour’ân, il est apostat, sauf s’il la nie par ignorance et non par entêtement. Il en est de même si quelqu’un ajoute une lettre au Qour’ân alors que les musulmans ont été unanimes à dire qu’elle n’en fait pas partie, ceci par entêtement et non en pensant qu’elle en fait partie. Celui-là aussi est considéré apostat. Quant à celui qui ajoute une lettre au Qour’ân dans sa récitation par ignorance de sa part, ce n’est pas une mécréance, mais ceci est interdit.

ou démentir un envoyé ou le dénigrer, ou utiliser à son sujet un diminutif de son nom par dénigrement.

Si quelqu’un dément un prophète parmi les prophètes de Allâh, il a apostasié. Il en est de même si quelqu’un dénigre un prophète, c’est-à-dire lui attribue un défaut, ou utilise un diminutif de son nom pour le dénigrer, comme s’il appelait ^Içâ : ^Ouyayçâ ou s’il disait de MOuçâ : Mouwayçâ par dédain. Toutefois, si quelqu’un le dit pour manifester ainsi son amour envers lui, on ne le déclare pas mécréant mais on lui dit qu’il est interdit d’utiliser un diminutif lorsqu’il s’agit d’un des prophètes de Allâh.

ou considérer possible le statut de prophète pour quelqu’un venant après notre prophète MouHammad.

Cela veut dire que si quelqu’un croit qu’il est possible qu’un prophète vienne après MouHammad, c’est-à-dire que descende une révélation par la prophétie sur quelqu’un qui n’était pas déjà prophète avant MouHammad, il devient mécréant. Il en est de même s’il doute à ce sujet, comme en se disant qu’il est possible qu’Untel ait reçu le statut de prophète.

Il est apparu un groupe appelé les AHmadiyyah ou les QAdiyaniyyah qui a cru en un homme appelé GhoulAm ‘AHmad. Il était en Inde et il est mort il y a environ cent cinquante ans. Ils ont cru qu’il était un prophète du renouveau. Ils disent parfois qu’il est un prophète à l’ombre de MouHammad, c’est-à-dire qu’il n’a pas un statut de prophète indépendant mais qu’il se réclamait de notre maître MouHammad ; tout cela est de la mécréance. En effet, il n’est pas possible que quelqu’un reçoive la révélation de la prophétie après MouHammad ni indépendamment ni en renouvellement de la prophétie de MouHammad car il a dit :

(( وَخُتِمَ بِيَ النَّبِيُّونَ ))(wa khoutima biya n-nabiyyOun)
ce qui signifie : « L’envoi des prophètes a été scellé par mon envoi ». Et Allâh ta^âlâ dit dans le Qour’ân honoré :

﴿وَخَاتَمَ النَّبِيِّينَ﴾Ce qui signifie : « Et le denier des prophètes », [sourat al-'aHzAb / 40].

De plus le prophète a dit dans le Hadîth rapporté par Al-Boukhâriyy dans son SaHIH au début du Livre des Mosquées et des lieux de prière :

((كانت بنو إسرائيل تَسُوسُهُم الأنبياءُ (أي تحكمهم) كلَّما هلك (أي مات) نبيٌّ خلفه نبيٌّ وإنِّي خاتمُ النبيّين فلا نبيَّ بعدي))(kânat Banôu ‘Isrâ’îla taçôuçouhoumou l-‘anbiyâ’ou ; koullamâ halaka nabiyyoun khalafahou nabiyy ; wa ‘innî khâtamou n-nabiyyîna falâ nabiyya ba^dî
ce qui signifie : « Les fils de ‘IsrA’Il étaient gouvernés par leurs prophètes ; chaque fois que l’un d’entre eux mourait, un autre le remplaçait ; et je suis le dernier des prophètes, il n’y aura pas de prophète après moi ».




mquidech
dznaute discret
dznaute discret

Masculin Nombre de messages : 127
Age : 47
Localisation : france
Date d'inscription : 25/02/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'APOSTASIE

Message  mquidech le Dim 7 Avr - 11:17

SUITE

Explication sur l’Apostasie :


La deuxième sorte, les actes : comme une prosternation pour une idole, ou pour le soleil que ce soit pour les adorer ou dans un autre but. Dans les deux cas, c’est de la mécréance. Ainsi, se prosterner pour un humain dans le but de l’idolâtrer tout comme se prosternent certains ignorants pour leurs chaykh qui prétendent le soufisme – c’est-à-dire s’ils se prosternent pour adorer leurs chaykh – dans ce cas-là, c’est de la mécréance. Si ce n’est pas pour les adorer, ce n’est pas de la mécréance mais c’est interdit.

La deuxième sorte d’apostasie est l’apostasie par les actes, comme par exemple se prosterner pour une idole. Les idoles, ce sont les choses prises pour être adorées au lieu d’adorer Allâh, qu’elles soient de fer, de pierre précieuse, de bois, de pierre ou d’autre chose encore. Par conséquent, si quelqu’un se prosterne pour une idole, que cela soit par croyance ou non, il devient mécréant. Il en est de même pour celui qui se prosterne pour le soleil et ce qui est du même ordre même s’il dit qu’il n’a pas voulu l’adorer, ou pour toute autre créature en vue de l’adorer.

Cependant, si quelqu’un se prosterne pour un roi ou ce qui est du même ordre pour le saluer et non pour l’adorer, il ne devient pas mécréant. C’est toutefois interdit dans la Loi de notre prophète MouHammad de façon absolue alors que dans la Loi de prophètes antérieurs, il était permis de se prosterner pour un être humain pour le saluer et le glorifier.

C’est également une mécréance par les gestes de jeter le MouS-Haf ou quelque chose de ce genre sur laquelle serait écrit du Qour’ân, de même qu’un nom honoré comme le nom de MouHammad lorsque ce nom désigne le Messager Salla lLâhou ^alayhi wa sallam, ou le nom de ^Iça lorsqu’il désigne le MacIH fils de Maryam ou quelque chose du Hadîth du Prophète ou de la science de la religion, dans la poubelle ou dans ce qui est répugnant comme de la morve ou du crachat, parce que cela comporte un rabaissement de la religion. Mettre en contact l’une de ces choses avec les ordures ou quelque chose de répugnante est aussi une mécréance. Le jugement n’est pas le même si le nom, comme par exemple مُحَمَّد désigne quelqu’un d’autre que le Prophète. Dans ce cas le jeter dans la poubelle n’est pas de la mécréance et ce n’est pas interdit sauf que c’est déconseillé (makrOuh) car c’est un manquement aux égards dus à la langue arabe.

La troisième sorte, les paroles : elles sont très nombreuses et on ne peut les énumérer exhaustivement. Parmi ces paroles, il y a traiter un musulman de mécréant, en visant par là qu’il est véritablement mécréant, c’est-à-dire que ce n’est pas dans le but de le considérer comme ressemblant aux mécréants.

Cela veut dire que les termes qui font sortir de l’Islam celui qui les dit même s’il ne croyait pas en leur signification, sont très nombreux. Comme par exemple si quelqu’un traite un musulman qu’il sait musulman de mécréant en visant par là que celui à qui il parle n’est pas sur l’Islam. Ceci est une apostasie qui fait sortir de la religion celui qui la prononce ; mais, si quelqu’un dit ces paroles en visant par cela : « Tu ressembles aux mécréants par la bassesse de tes actes » ou bien : « Tu es comme quelqu’un qui n’a pas de religion », c’est-à-dire « tu n’œuvres pas avec la religion comme il se doit », parce que le musulman accompli est celui de la langue duquel et de la main duquel les musulmans sont épargnés, il ne commet donc pas de mécréance mais ceci est néanmoins interdit et il s’est chargé par ces paroles d’un grand péché.

Il y a par exemple la moquerie au sujet d’un des noms de Allâh ta^âlâ, de Sa promesse ou de Sa menace, pour quelqu’un à qui il n’échappe pas que ceci est relatif à Allâh soubHAnah.

Si quelqu’un se moque d’un des noms de Allâh ou bien s’il se moque de la promesse du paradis que Allâh ta^âlâ a faite aux croyants ou ce qui y est préparé par exemple, ou s’il se moque de la menace du châtiment dans l’au-delà que Allâh a adressée aux mécréants et aux désobéissants, alors que cette promesse ou cette menace dont il se moque, ce n’est pas quelque chose qui lui échappe, il sait au contraire que cela a été rapporté dans la religion de l’Islam, il est donc mécréant. Comme la parole de certains impudents qui, lorsque l’enfer est mentionné devant eux disent : (On s’ y réchauffera après la mort), car cela comporte un démenti de Allâh ta^âlâ en ce qu’Il nous a fait savoir de l’extrême chaleur de l’enfer. Toutefois, si quelqu’un renie ou se moque d’un aspect de la menace qu’il ignore être rapporté dans la Loi révélée, mais qui n’est pas connue de façon manifeste de sorte à être sue à la fois des savants et des ignorants, on ne le déclare pas mécréant. C’est le cas par exemple de celui qui renie l’existence des scorpions en enfer. De même ne devient pas mécréant quelqu’un qui est récemment entré en Islam et qui renie l’existence de l’enfer, c’est-à-dire qu’il n’a pas entendu que les musulmans croient en l’existence de l’enfer dans leur religion. Quant à celui qui a déjà entendu que les musulmans croient en l’existence de l’enfer et qui la renie malgré cela, celui-là devient mécréant.

Avertissement : Le fait d’injurier l’enfer ne relève pas du dédain envers la menace de châtiment de Allâh parce que l’enfer n’est pas honoré selon le jugement de Allâh. Néanmoins, l’enfer est une chose terrible. Si l’enfer était honoré nous ne dirions pas ce qui signifie : “Ô Allâh, préserve-moi de l’enfer” ! Il est même permis de dire que l’enfer est vil, qu’il est mauvais.
Ce qui est de la mécréance, c’est de dire à propos de son châtiment (ce n’est rien) ou bien (c’est négligeable).

En fait, on demande à Allâh qu’Il nous protège du feu de l’enfer. En effet, parmi les choses que le Prophète Salla lLâhou ^alayhi wa sallam a enseignées à sa communauté, il y a de dire pendant la prière : (Allâhoumma ‘innI ‘a^Oudhou bika min ^adhâbi l-qabri wa min ^adhâbi jahannam) ce qui signifie : “Ô Allâh préserve-moi du supplice de la tombe et du châtiment de l’enfer“. Allâh ^azza wa jall a blâmé l’enfer par Sa parole :
﴿وَبِئْسَ القَرَارُ﴾
qui signifie : « Quelle mauvaise demeure » [IbrAhîm / 29] et par Sa parole ta^âlâ
﴿وَسَآءَتْ مَصِيرًا﴾
qui signifie : « Quelle mauvaise destination que l’enfer » [An-Niçâ’ / 97]. Il n’est donc pas permis de dire par exemple (wa Haqqi Jahannam) parce que l’enfer n’est pas honorable alors que la parole (wa Haqqi kadha) laisse penser que la chose mentionnée (kadha) a un honneur.
Comme dire : (si Allâh m’ordonnait de faire telle chose, je ne la ferais pas) ou (si la qiblah était changée vers telle direction, je ne m’orienterais pas vers elle pour prier) ou (si Allâh me donnait le paradis, je n’y entrerais pas), par dédain ou par entêtement dans tout cela.

Cela signifie que celui qui dit ces expressions devient mécréant s’il les dit par rabaissement de l’ordre de Allâh qu’Il a adressé à Ses esclaves, ou bien au titre de rabaissement de la qiblah, ou bien au titre de rabaissement du paradis ou bien par entêtement, c’est-à-dire par insoumission envers Allâh. La plupart du temps, ces expressions ne sont dites que par dédain du paradis mais il se peut que certains les disent sans en comprendre le dédain. Par conséquent, si quelqu’un dit : (si Allâh me donnait le paradis, je n’y entrerais pas) non pas par dédain ou par entêtement mais qu’il veut dire par là, par exemple (si Allâh m’accordait le paradis, je serais satisfait quand même de Allâh sans que j’y entre), dans ce cas il ne commet pas de mécréance. De même si on a dit à quelqu’un : (fais cela) et qu’il a répondu : (je ne le ferai pas du fait que c’est Untel qui m’a dit de le faire car même si c’est une chose obligatoire, que Allâh m’a ordonnée de faire, je ne la ferai pas) voulant dire par-là que ce serait par manquement de sa part, sans dédain ni entêtement, tout en croyant que l’ordre de Allâh est un droit et qu’il est légitime, dans ce cas il ne commet pas de mécréance. Enfin si quelqu’un à qui on a ordonné d’accomplir la prière répond (si la qiblah était changée vers telle direction, je ne m’orienterais pas vers elle pour prier) voulant dire par-là qu’il est tellement paresseux qu’il n’accomplira pas la prière quelle qu’en soit la facilité et sans viser le dédain ni l’entêtement, tout en aimant l’ordre de Allâh, dans ce cas aussi il ne commet pas de mécréance. Quant à celui qui dit une de ces expressions par dénigrement de l’ordre de Allâh, de Sa Loi ou par entêtement, il commet de la mécréance sans aucun doute.

Et comme dire encore : (Si Allâh me punit parce que je ne prie plus avec la maladie que j’ai, Il sera injuste envers moi).

Cela signifie que si un malade perd patience à cause de sa maladie et que quelqu’un lui dit : « Fais la prière ! N’abandonne pas la prière, il t’est un devoir de l’accomplir ! » et qu’il répond : (Si Allâh me punit parce que je ne prie plus à cause de cet état, alors Il sera injuste) il aura commis de la mécréance, car il y a en cela un rabaissement de Allâh ta^âlâ et un démenti de la parole de Allâh :
﴿وما ربُّكَ بِظَلاّمٍ لِلعَبِيدِ﴾(wa ma Rabbouka bidhallAmin lil-^abid)
qui signifie : « Ton Seigneur n’est pas injuste envers les esclaves » [FouSSilat / 46].
Ou dire au sujet d’un acte : (c’est arrivé sans que Allâh l’ait prédestiné) ; ou dire : (Si tous les prophètes) ou (tous les anges) ou (tous les musulmans témoignaient devant moi de telle chose, je ne l’accepterais pas d’eux) ; ou bien dire : (Je ne le fais pas, même si c’est recommandé) dans l’intention de se moquer ; ou dire : (Si Untel était prophète, je ne croirais pas en lui).

Cela signifie que si l’on dit à quelqu’un : « Ceci est arrivé par la prédestination de Allâh, toute chose est par la prédestination de Allâh » et qu’il répond : (Cet acte est arrivé sans être prédestiné par Allâh, c’est moi qui l’ai fait et Allâh ne l’a pas prédestiné), il a commis de la mécréance. Cela vaut aussi bien pour les bons actes que pour les mauvais, car tout ce que fait l’esclave est prédestiné par Allâh. La prédestination du mal par Allâh n’est pas mauvaise, ce qui est mauvais, c’est seulement ce qui est prédestiné : que l’esclave fasse ce que Allâh lui a interdit. Ainsi, c’est l’esclave qui est à blâmer et non pas Allâh car l’esclave a fait ce que Allâh lui a interdit et a désobéi à Son ordre alors que Allâh ne reçoit d’ordre de personne ni d’interdiction de quiconque. On ne s’oppose pas à Lui concernant Sa prédestination de cet acte ; le fait que Allâh crée le mal n’est pas quelque chose de mauvais ni de laid de la part de Allâh, seulement ce qui est laid c’est que l’esclave fasse le mal.
Allâh est le Créateur du bien comme Il est le Créateur du mal. Seulement ce qui est prédestiné c’est-à-dire créé, que Allâh a prédestiné et créé et qui est mal, c’est cela qu’il est laid de faire de la part de l’esclave. La création des choses contraires est une preuve de la perfection absolue de la toute-puissance de Allâh. Ainsi, Sa création ta^âlâ des remèdes et des poisons mortels et du bien et du mal n’est pas quelque chose de mauvais ni de laid de Sa part mais c’est une preuve de Sa parfaite toute puissance. Ainsi, la prédestination du mal par Allâh n’est pas laide, c’est au contraire une perfection, tout comme Sa prédestination des bons actes est une perfection.


A SUIVRE...
_________________

mquidech
dznaute discret
dznaute discret

Masculin Nombre de messages : 127
Age : 47
Localisation : france
Date d'inscription : 25/02/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'APOSTASIE

Message  mquidech le Mer 10 Avr - 20:06


--------------------------------------------------------------------------------

Explication sur l’Apostasie :

De même, celui qui dit : (Si les prophètes, les anges ou l’ensemble des musulmans témoignaient devant moi de telle chose je ne l’accepterais pas d’eux) est mécréant, apostat, sans détail.

Devient également mécréant celui qui dit : (Je ne le fais pas même si c’est recommandé – sounnah –) en voulant se moquer de la sounnah du Messager de Allâh Salla lLâhou ^alayhi wa sallam. Maintenant si quelqu’un n’a pas visé la moquerie envers la Sounnah mais vise par-là qu’il n’accomplit pas cette sounnah parce que c’est telle personne qui lui a dit de la faire, c’est-à-dire qu’il ne veut pas exécuter l’ordre de cette personne, dans ce cas-là il ne devient pas mécréant. Tout comme si on a dit à quelqu’un : « Pourquoi délaisses-tu les rawâtib des cinq prières obligatoires ? Pourquoi te limites-tu aux obligations ? » et qu’il répond : « Je ne les fais pas, même si elles sont sounnah », sans viser par-là la moquerie envers la sounnah, il ne commet pas de mécréance comme on l’a montré précédemment.

Devient mécréant celui qui dit : (Si Untel était prophète, je ne croirais pas en lui) car cela comporte une moquerie à l’égard du statut de prophète.

ou dire à un savant qui donne un avis de jurisprudence dans la Loi : (Qu’est-ce que c’est que cette loi ?) en voulant dédaigner le jugement de la Loi de l’Islam.

Si quelqu’un dit cette phrase en voulant se moquer du jugement de la Loi, il devient mécréant. En revanche, si quelqu’un ne veut pas se moquer du jugement de la Loi, mais veut simplement renier ce que dit un moufti qui donne un avis infondé, en voulant dire par-là que ce moufti donne un avis qui n’est pas conforme à la Loi, alors il dit cette phrase en voulant se moquer de la parole de ce moufti, comme s’il disait : « Mais qu’est-ce que tu prétends comme faisant partie de la Loi alors que cela n’en fait pas partie ?! », dans ce cas-là, il ne devient pas mécréant. Le fond de sa parole est : « Ce n’est pas la Loi que Allâh nous a ordonné de suivre, mais ce n’est que ton propre avis, ô moufti ».

ou dire : (la malédiction de Dieu est sur tout savant) en visant par-là la généralisation globale. Mais si quelqu’un ne vise pas par-là la généralisation globale mais veut seulement maudire par cette phrase des savants particuliers en présence d’un contexte indiquant cette restriction, en raison du mal qu’il pense d’eux, il ne devient pas mécréant, même si ses propos ne sont pas saufs de désobéissance.

Cette expression est une apostasie parce qu’elle signifie la globalité et la généralisation à tous les savants. Cependant, si quelqu’un ne vise pas la généralisation globale à l’ensemble des savants, mais veut seulement maudire les savants de son époque ou les gens de sa région ou un groupe de musulmans, parce qu’il n’a pas su de bien en eux, alors qu’il y a un contexte à sa parole qui indique cette restriction, il ne devient pas mécréant, comme si quelqu’un disait : (la malédiction de Dieu est sur tous les savants de cette époque) parce qu’il les croit mauvais. Il ne devient donc pas mécréant, même si ses propos ne sont pas saufs de désobéissance. Ainsi, celui qui dit : (la malédiction de Dieu est sur tout savant) alors qu’il y a dans le contexte de la discussion quelque chose qui indique qu’il ne vise pas la globalité, par exemple il a évoqué lui-même ou bien quelqu’un d’autre a évoqué des savants corrompus puis il a dit : (la malédiction de Dieu est sur tout savant) de sorte que sa parole porte sur tout savant de cette catégorie, ce n’est pas de la mécréance. Toutefois, s’il dit cette phrase sans aucun contexte qui indique qu’il ne visait pas la généralisation, il devient mécréant. L’intention de restreindre à elle seule, sans contexte à ce moment-là, ne lui épargne pas d’être déclaré mécréant. Et celui qui ne le déclare pas mécréant dans ce cas-là devient lui aussi mécréant.

ou dire : (Je n’ai plus rien à voir avec Allâh) ou (avec les anges) ou (avec le Prophète) ou (avec la Charî^ah) ou (avec l’Islam).

Celui qui dit ces paroles devient mécréant même s’il ne vise pas la signification et même s’il est en colère, car la colère n’est pas une excuse comme cela a été précédemment cité et ce, même s’il n’avait pas visé ce sens-là.

La Chari^ah c’est ce que Allâh a décrété pour les prophètes et elle est constituée des jugements qui sont descendus par la révélation. Quant à la religion, c’est la croyance, et la religion de tous les prophètes est une et une seule et c’est l’Islam.

ou dire : (Je ne connais pas cette Loi) en voulant ironiser sur la Loi révélée par Allâh.
Ainsi, si quelqu’un dit : « Je ne connais pas cette Loi », après qu’un juge légal par exemple lui a donné un jugement de la Loi, son intention étant de rabaisser la Loi et qu’il n’a aucune considération pour ce jugement, il devient mécréant, apostat.

Il y a aussi dire après avoir rempli un verre : [ وَكَأْساً دِهَاقاً ] (wa ka’san dihâqA) [An-Naba' / 34] [Cette 'ayah fait référence à un verre rempli à ras bord de boissons du paradis.].

Si quelqu’un dit en remplissant un verre avec une boisson : ( وَكَأْساً دِهاقاً ) (wa ka’san dihâqA) ce qui signifie : « Et un verre plein » en voulant rabaisser ce que Allâh a promis aux croyants au Paradis en fait de coupe pleine de boisson agréable, il a effectivement commis de la mécréance, comme en visant par ses propos (ce que Allâh a cité est semblable à ce que moi, je remplis). La parole ( وَكَأْساً دِهاقاً ) (wa ka’san dihâqâ) veut dire un verre rempli de boisson.

ou après avoir achevé une boisson dire : [ فَكَانَتْ سَرَاباً ] (fakAnat sarabA) [An-Naba' / 20] [Cette 'ayah fait référence aux montagnes qui s'évanouiront au jour du jugement comme si elles avaient été un mirage].

Si quelqu’un dit en vidant une boisson comme dans le cas où elle était dans un récipient et qu’il la verse dans un autre en disant : [ فَكَانَتْ سَرَاباً ] en voulant rabaisser la ‘Ayah, il a fait de la mécréance. Cette ‘Ayah fait référence aux montagnes qui s’évanouiront au jour du jugement comme si elles avaient été un mirage. Elles disparaîtront rapidement tout comme le mirage s’éloigne chaque fois que tu t’en approches. Par conséquent, si quelqu’un rapporte cette ‘Ayah alors qu’il a vidé une boisson en visant par-là que ce qui aura lieu au jour dernier n’a pas d’importance, il commet de la mécréance.

ou au moment de peser ou de mesurer un volume : [ وَإِذَا كَالُوهُمْ أَوْ وَزَنُوهُمْ يُخْسِرُونَ ] (wa ‘idhâ kAlouhOum ‘aw wazanOuhoum youkhsirOun) [Al-Moutaffifin / 3] [Cette ‘ayah fait référence à ceux qui diminuent la mesure lorsqu’ils mesurent un volume ou pèsent pour les autres].

Si quelqu’un dit au moment de peser ou de mesurer un volume : [وَإِذَا كَالُوهُمْ أَوْ وَزَنُوهُمْ يُخْسِرُونَ ] (wa ‘idhâ kAlouhOum ‘aw wazanOuhoum youkhsirOun) [Al-MouTaffifIn / 3] en voulant rabaisser la signification de la ‘Ayah, il devient mécréant. Cette ‘Ayah signifie un blâme à l’encontre de ceux qui diminuent la mesure lorsqu’ils mesurent un volume ou pèsent pour les autres.

ou à la vue d’un rassemblement : [ وَحَشَرْنَاهُم فَلَمْ نُغَادِرْ مِنْهُمْ أَحَداً ] (wa Hacharnâhoum falam noughâdir minhoum ‘aHadA) [Al-Kahf / 47] [Cette 'ayah fait référence au jour du jugement, lorsque les gens seront rassemblés et que nul ne sera laissé de côté].

Celui qui dit à la vue d’un rassemblement d’un grand nombre de gens : [وَحَشَرْنَاهُم فَلَمْ نُغَادِرْ مِنْهُمْ أَحَدا] (wa Hacharnâhoum falam noughâdir minhoum ‘aHadA) [Al-Kahf / 47] en voulant rabaisser cette ‘Ayah devient effectivement mécréant. Cette ‘Ayah fait référence au rassemblement des gens au jour du jugement. Allâh ta^âlâ nous a informé qu’ils seront rassemblés et que personne ne sera laissé de côté, c’est-à-dire que tout le monde sera rassemblé sans exception.

Tout ceci dans le but de rabaisser la signification de ces ‘ayah et de même en toute situation où le Qour’ân est utilisé dans ce but. Si ce n’était pas dans ce but-là, celui qui le dit ne commet pas de mécréance, mais le Chaykh ‘AHmad Ibnou Hajar a dit que c’est interdit.

Le Chaykh Ahmad Ibnou Hajar Al-haytamiyy a dit : le fait de citer les ’Ayah dans de telles situations, même si cela n’est pas à titre de rabaissement, nous ne le jugeons pas licite,– c’est-à-dire que c’est interdit – car c’est un manque de convenance envers le Qour’ân. Et si c’est à titre de rabaissement ou de dédain, c’est de la mécréance.


A SUIVRE...
_________________


mquidech
dznaute discret
dznaute discret

Masculin Nombre de messages : 127
Age : 47
Localisation : france
Date d'inscription : 25/02/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'APOSTASIE

Message  mquidech le Ven 12 Avr - 20:01

SALAM

Explication sur l’Apostasie :



De même, devient mécréant celui qui insulte un prophète ou un ange, ou dit : (Je serais un vrai proxénète si je priais), ou (Je n’ai rien gagné de bon depuis que je fais la prière) ou bien (la prière, ce n’est pas pour moi) en voulant se moquer.

Si quelqu’un insulte un prophète ou un ange, il sort de l’Islam. Il n’y a pas de différence dans le fait d’insulter un ange que cet ange soit Jibril, ^azrA’Il ou tout autre qu’eux deux. Pareil à lui celui qui dit : (Je serais un vrai proxénète si je priais), il s’est moqué de la prière et l’a rabaissée, c’est pour cela qu’il devient mécréant. Le proxénète est celui qui ramène des clients aux prostituées. Il en est de même pour celui qui dit : (Je n’ai rien gagné de bon depuis que je fais la prière). Semblable à cela la parole de certaines gens du commun lorsqu’ils disent : (Jeûne et prie, tu deviendras pauvre !).
Il en est de même pour celui qui dit : (La prière ce n’est pas pour moi) en voulant se moquer. Par contre, si c’est une femme qui a les menstrues qui dit : « La prière ce n’est pas pour moi » en visant par-là qu’il ne lui est pas permis de faire la prière durant les jours de menstrues, ce n’est pas une apostasie.

De même, s’il dit cela quelqu’un qui est éprouvé par l’incontinence d’urine et qui est ignorant, il ne connaît pas les lois relatives à l’incontinence et croit qu’il n‘a pas à faire la prière selon la Loi jusqu’à ce qu’il n’ait plus son incontinence, on ne le déclare pas mécréant.

ou celui qui dit à un musulman : (Je suis ton ennemi et l’ennemi de ton Prophète) ou bien à un descendant du Prophète : (Je suis ton ennemi et l’ennemi de ton ancêtre) en visant le Prophète ; ou celui encore qui dit des choses du même genre que ces expressions laides et abominables.

Parmi les paroles de mécréance qui confirment l’apostasie, il y a dire à un musulman : (Je suis ton ennemi et l’ennemi de ton Prophète). Le rabaissement en cela est clair, c’est pour cela que celui qui le dit est déclaré mécréant.

Les savants ont dit, et parmi eux AbOu YOuçouf Al-QADI que devient mécréant celui qui insulte le Messager de Allâh Salla lLâhou ^alayhi wa sallam et Ibnou SouHnOun [202-256H] Al-mAlikiyy a dit :

« Celui qui doute de sa mécréance et de son châtiment est mécréant ». S’il en est ainsi concernant celui qui insulte le Prophète Salla lLâhou ^alayhi wa sallam qu’en est-il de celui qui insulte Allâh ta^âlâ.

Également devient mécréant celui qui dit à un charîf, c’est-à-dire à quelqu’un qui est Haçaniyy ou Houçayniyy, à savoir quelqu’un de la descendance de Al-Haçan ou de Al-Houçayn qui sont les deux petits-fils du Messager de Allâh Salla lLâhou ^alayhin wa sallam, c’est-à-dire les deux fils de sa fille FATimah, s’il lui dit : (Je suis ton ennemi et l’ennemi de ton ancêtre) en visant par « ton ancêtre » le Prophète Salla lLâhou ^alayhi wa sallam, sa parole est de la mécréance. En revanche, s’il a visé un ancêtre à lui plus proche, sans viser le Prophète Salla lLâhou ^alayhi wa sallam, on ne le déclare pas mécréant.

Il en est de même pour toute expression qui indique un rabaissement à l’égard du Prophète ou qui lui attribue un défaut ^alayhi S-SalAtou wa s-salAm, ou bien qui attribue à Allâh une imperfection comme ces paroles qui indiquent le changement de la volonté de Allâh, ce qui revient à croire que Allâh aurait voulu l’arrivée d’une chose de toute éternité et qu’Il aurait ensuite changé cette volonté, ou encore ce qui revient à croire que Allâh sait que telle chose est ainsi, puis qu’Il la saurait contraire à cela ; tout ceci est de la mécréance car le changement est impossible s’agissant de Allâh et de Ses attributs. Parmi les paroles de mécréance, il y a la parole que certains disent : (Allâh a voulu créer Unetelle homme, puis Il l’a créée femme) et inversement, en effet, il y a en cela l’attribution de l’ignorance à Allâh, il y a également l’attribution du changement de Sa volonté exempte de début, alors que le changement est impossible s’agissant de Allâh ou de l’un de Ses attributs. Le changement est le signe de l’entrée en existence et l’entrée en existence contredit la divinité. Les textes dont le sens apparent pourrait laisser croire autre chose doivent être interprétés car ce n’est pas le sens apparent qui est voulu.

De nombreux spécialistes du fiqh, tels que le spécialiste du fiqh Hanafiyy Badrou r-Rachîd et le juge mAlikiyy Al-QADI ^IyâD en ont énuméré beaucoup. Il convient donc d’en prendre connaissance car celui qui ne connaît pas le mal risque d’autant plus d’y tomber.

Certains spécialistes du fiqh parmi les châfi^iyy, les mAlikiyy et d’autres ont mentionné de nombreux cas d’apostasie ; ceux qui en ont énuméré le plus sont les Hanafiyy. Quant à Badrou r-Rachîd, c’est un spécialiste du fiqh Hanafiyy du huitième siècle de l’Hégire qui a composé un ouvrage qu’il a intitulé Riçâlatoun fi ‘AlfâDhi l-Koufr [un traité dans les termes de mécréance]. Quant au QADI ^IyâD, il est mAlikiyy et il est décédé dans le sixième siècle. Dans chacune des quatre écoles, des savants ont composé des écrits pour indiquer les choses qui font sortir de l’Islam, parce qu’à leurs époques il était apparu dans la population des paroles qui sont de la mécréance. Ils ont alors voulu sauver les gens du danger de ces paroles et ont donc composé ces écrits. Cela compte parmi les meilleures des œuvres car ainsi ceux à qui il est arrivé de prononcer une de ces paroles se corrigent en prononçant les deux témoignages pour revenir de la mécréance à l’Islam. Il y a en cela aussi une mise en garde pour celui à qui cela n’est pas arrivé afin qu’il ne tombe pas dans la mécréance.

La règle est que toute croyance, tout acte ou toute parole qui signifie un rabaissement à l’égard de Allâh, de Ses Livres, de Ses messagers, de Ses anges, des signes emblématiques de la religion agréée par Allâh, de Ses lois, de Sa promesse ou de Sa menace est une mécréance. Alors, que l’homme prenne garde à cela, de toutes ses forces dans n’importe quelle situation.

Ce qui indique un rabaissement ou une moquerie à l’égard de Allâh et des sujets de la religion est une mécréance.

Quant à ce qui indique un manquement à la glorification et aux convenances sans arriver jusqu’au rabaissement, c’est interdit, comme toucher le MouS-haf sans avoir le wouDOu’.
Les signes c’est ce qui est emblématique de la religion et bien connu comme faisant partie de la religion tels que la prière, le Hajj et la ZakAt, l’appel à la prière, les mosquées, la fête du Sacrifice et la fête de Al-FiTr. On appelle tout cela signe ou emblème de la religion.

Les spécialistes du fiqh ont dit : « Est excepté de la mécréance par la parole :

- le cas du lapsus de langue, c’est-à-dire lorsqu’on dit quelque chose de cet ordre sans l’avoir voulu, c’est sorti de la bouche sans qu’on ait voulu le dire du tout ;

- le cas de la perte de conscience ou de raison ;

- le cas de la contrainte, ainsi, celui qui a prononcé de la mécréance par sa langue en étant contraint sous menace de mort, alors que son cœur est satisfait par la foi sans qu’il n’accepte la mécréance qui sort de sa bouche, il ne devient pas mécréant.

- Le cas du discours rapporté pour citer la mécréance d’autrui ; celui qui rapporte la mécréance d’autrui ne devient pas mécréant.

D’autre part, la formule de discours rapporté qui empêche de tomber dans la mécréance celui qui rapporte une mécréance doit être placée soit au début de la parole qu’il rapporte de celui qui a fait de la mécréance, soit juste après avoir cité la parole, en tant que suite, c’est-à-dire qu’il avait l’intention de reculer la formule de discours rapporté dès le début. Par conséquent, s’il dit : « Allâh a un fils, c’est la parole des mécréants » ou bien « c’est ce que disent les mécréants », c’est un discours rapporté qui prévient de la mécréance celui qui le rapporte. Si on fait précéder la formule de discours rapporté, c’est préférable.
_________________

mquidech
dznaute discret
dznaute discret

Masculin Nombre de messages : 127
Age : 47
Localisation : france
Date d'inscription : 25/02/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: L'APOSTASIE

Message  Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum