L’Algérie appelle l’UA à criminaliser le paiement de rançon

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L’Algérie appelle l’UA à criminaliser le paiement de rançon

Message  Jazairi le Sam 24 Juil - 14:15

Le sommet de l’Union Africaine qui se tient en ce moment à Kampala en Ouganda, avec la participation du président Bouteflika, s’apprête à approuver un rapport algérien qui oblige les pays de divulguer les circonstances exactes de la libération des otages étrangers enlevés sur leurs territoires.

Les demandes de l’Algérie de criminaliser le paiement de rançons ou la libération de terroristes en échanges d’otages sont à nouveau au centre des travaux de la réunion du conseil exécutif de l’UA, puisque le conseil vient d’approuver un nouveau rapport soumis par le président de la commission africaine lors de la 15éme conférence des hommes d’états et des gouvernements des pays de l’UA.

Ce rapport dénote par ailleurs une volonté de mettre au jour les conditions dans lesquelles des responsables gouvernementaux et des médiateurs inconnus ont mené au mali des négociations secrètes pour la libération d’otages étrangers enlevés dans la région du sahel contre une rançon ou la des terroristes emprisonnés.

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Une opération de la France contre l’AQMI échoue dans leSahel

Message  Jazairi le Sam 24 Juil - 14:32

Les forces spéciales françaises voulaient libérer un otage français dans le nord du Mali

Si Sarkozy souhaitait éteindre le feu des affaires qui le menacent en libérant le vieil otage, c’est raté.

L’intervention de la France dans le nord du Mali est gravissime. Si elle venait à être confirmée, cela voudrait dire que Paris est prêt à s’arroger le droit d’intervenir et pas seulement dans son pré-carré africain. Selon El Pais et ABC, deux quotidiens crédibles de l’Espagne, la France est intervenue dans une région frontalière de l’Algérie. Alors, course aux territoires, comme au bon vieux temps, dans un Sahel où la compétition étrangère fait rage.

La France a apporté son “soutien technique et logistique” à l'opération mauritanienne destinée à prévenir une attaque d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) contre la Mauritanie, a indiqué hier le ministère français de la Défense. Son homologue mauritanien a confirmé le raid contre une base terroriste sans préciser que celui-ci était une tentative pour libérer l’otage français, comme l’avaient précisé les Français. Plus précise, la presse espagnole qui se fie à des sources diplomatiques, relève que l’opération conduite jeudi par une unité française d’intervention d’élite, visait une base de l’Aqmi dans le nord… du Mali, la région désertique qui sert de refuge et de base arrière aux activistes de l’Aqmi.

Alors, il s’agit avant toute chose de savoir si cette opération reconnue officiellement par Paris et Nouakchott ne s’était pas faite à l’insu de Bamako ? Les deux ministères de la Défense qui ont annoncé l’opération n’ont pas soufflé mot sur le théâtre du raid. La question est d’autant plus pertinente que l’intervention s’était déroulée aux confins du Mali, à ses frontières avec l’Algérie.

Paris et Nouakchott n’ont pas cité nommément le Mali, tout comme leurs ministères respectifs de la Défense n’ont démenti les précisions données par la presse espagnole. En outre, et ce sont des observateurs et sources sécuritaires mauritaniennes qui le disent : le désert mauritanien n'abrite pas de bases terroristes d'Aqmi.

Selon un médiateur malien impliqué dans de nombreuses libérations d'otages européens dans la région et cité par plusieurs médias hier, il s'agissait bien d'une tentative pour libérer l’otage français Michel Germaneau séquestré, selon lui, dans le nord du Mali. Et au Malien de s’interroger sur le degré d'implication de la France dans ce raid.

Avant que les quotidiens espagnols n’aient éventé l’intervention des forces spéciales françaises, une source militaire mauritanienne avait indiqué que le raid avait été mené “en coordination avec des pays amis”, sans citer lesquels. El Pais et ABC ont affirmé que six présumés terroristes avaient été tués et que d'autres avaient réussi à fuir au cours de cette opération menée tôt jeudi matin en un lieu non identifié dans le nord du Mali.

La branche maghrébine d'Al-Qaïda a menacé de tuer le Français de 78 ans enlevé le 19 avril au Niger, si elle n'obtient pas avant le 26 juillet prochain la libération de plusieurs de ses membres détenus dans des pays de la région.

L’Aqmi séquestre également dans le nord du Mali deux Espagnols enlevés il y a presque huit mois en Mauritanie, Albert Vilalta, 35 ans, et Roque Pascual, 50 ans.

Débusqué, la France devait alors avouer, précisant cependant à qui veut la croire, n’avoir apporté qu’un soutien à l'opération mauritanienne. Il faut savoir, en effet, que Nicolas Sarkozy cherche lui aussi à s’implanter, d’une façon ou d’une autre, dans cette vaste région du Sahara sahélien qui intéresse au plus haut point les Américains dont l’objectif stratégique demeure d’y établir une immense base pour ses forces destinées à l’Afrique et dont le siège est actuellement en Allemagne. Malgré le refus des pays sahéliens et des pays riverains, le Pentagone ne désespère toujours pas. Il organise régulièrement des manœuvres militaires dans le Sahel, plus fréquemment au Mali au motif d’entraîner les armées de la région à la lutte antiterroriste.

Lors des cérémonies du cinquantième anniversaire des indépendances du pré-carré africain de la France, le président français avait beaucoup parlé d’actions communes franco-africaines, pour lutter contre le terrorisme. Le Sahara sahélien, zone de transit et zone refuge, est ainsi au croisement de multiples initiatives mises en place par les grandes puissances depuis le 11 septembre 2001.

La lutte antiterroriste dans la logique des responsabilités des États sahéliens

La lutte antiterroriste exige sans contexte une démarche globale de lutte mais, et c’est la politique de l’Algérie, dans la logique de responsabilisation des États, en les dotant de moyens technologiques et, au besoin, de l’encadrement militaire susceptible d’amplifier leur contrôle sur leur territoire. Il s’agit en définitive de lutter contre la formation de zones grises offrant des angles de pénétration au terrorisme islamiste ou autre.

C’est la position d’Alger qui n’a de cesse de chercher à établir des partenariats gagnant-gagnant dans la région. Car le théâtre sahélien est très convoité. Il abrite de nombreuses richesses pétrolières et minières, attise les convoitises et risque de se retrouver confronté à une puissante lutte d’influence entre les anciennes puissances coloniales et de nouveaux acteurs mus par des ambitions et des dispositifs géopolitiques concurrents dont les USA, la Chine, la Russie et dans une moindre mesure l’Inde, Israël…

Et dans ce cadre, rien n’interdit de penser que le terrorisme est instrumentalisé, voire amplifié, par les tensions et les rivalités inhérentes à la lutte opposant les puissances extérieures quant à la sécurisation de leurs sources d’approvisionnement en pétrole et en matières premières (bauxite et uranium). À titre illustratif, par les réserves dévoilées et potentielles ( 3 à 4 milliards de barils), le Soudan, à l’autre bout du Sahel, constitue un point névralgique matérialisant la lutte entre les USA et la Chine pour le contrôle du pétrole africain.

Dans ce contexte global, le Sahel, transformé en zone incertaine et non stabilisée, cristallise des appétits et l’intervention militaire de la France dans le nord du Mali est un facteur potentiellement crisogène pouvant ouvrir la voie à d’autres conflits fortement déstabilisateurs, à l’image du conflit du Darfour au Soudan.

En effet, espace tampon, mais surtout espace de jonction et d’échange, difficilement contrôlable, l’arc sahélien développe une conflictualité endémique sur laquelle les différents acteurs ont peu de prise.

D’où la solution algérienne qui combine le militaire pour contenir le terrorisme et le développement régional par la coopération, pour éradiquer le phénomène à la racine et ses efforts pour parvenir à la stabilité en traitant les antagonismes qui menacent la carte politique régionale en épargnant la région de toute présence étrangère.
Si Sarkozy souhaitait éteindre le feu des affaires qui le menace en libérant le vieil otage, c’est raté.

LIBERTE

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