Bientôt l’exploitation des eaux du Sahara septentrional.

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Bientôt l’exploitation des eaux du Sahara septentrional.

Message  Jazairi le Lun 21 Juil - 17:44


Un avis d'appel d'offres national et international pour l'étude et la valorisation des eaux du Sahara septentrional «option Hauts-Plateaux» vient d’être lancé par l'Office national de l'irrigation et du drainage (ONID). Cette dernière a la tâche de préciser le cadre d'intervention des bureaux d'études qui auront à élaborer un programme de reconnaissance hydrogéologique et l'élaboration de l'étude des champs captant «Djelfa I» et «grand Erg occidental» en plus de l'étude de transfert à partir de Oued Djedi. Le projet consiste également en l'établissement des études du réseau de collecte des champs captant et de l'impact du projet «Djelfa I». Outre la réalisation des études, il s'agira aussi de la mise au point des contrats travaux, selon l'ONID qui adresse son avis aux bureaux d'études qui devront avoir un chiffre d'affaires supérieur à un montant annuel de 3 milliards de dinars ou l'équivalent en devises dans les trois dernières années, dont un milliard de dinars dans les études hydrauliques.
Autre condition, ces mêmes bureaux d’études devraient disposer d'un cash-flow de 200 millions de dinars. Les bureaux d'études ciblés doivent également avoir réalisé au moins 10 projets d'études dans le domaine de l'eau potable durant les dix dernières années dont le montant de chaque projet doit être égal ou supérieur à 100 millions de dinars ou l’équivalent en devises. L'Office fixe la date limite de la présentation des offres au 31 août prochain, date à laquelle il procèdera également, en séance plénière, à l'ouverture des plis techniques. A noter que les ressources en eaux souterraines du Sahara septentrional sont contenues dans deux immenses aquifères qui sont le continental intercalaire (CI) et le complexe terminal (CT). Le premier est un réservoir d’eau qui s’étend sur 600.000 km2, sa température dépasse les 60°C, son alimentation est relativement faible et se fait par ruissellement à la périphérie du réservoir.
Le complexe terminal se localise, quant à lui, dans le Sahara occidental et s’étend sur une superficie de 350.000 km2. Les potentialités en eau de ces aquifères sont de l’ordre de 156 m3/s, soit environ 5 milliards de m3 par an jusqu’à l’horizon 2040, selon le modèle ERESS 1985. La situation montre que l’exploitation de ces aquifères atteint un seuil alarmant et constitue un risque majeur, non seulement pour le Sahara algérien mais aussi pour plusieurs pays voisins. Selon les constatations du plan directeur général des régions sahariennes, l’évolution des différents termes du bilan en eau de la nappe sur la période 1957-1998 montre que, pour faire face à l’augmentation des prélèvements, la nappe réduit le débit de ses sorties naturelles mais surtout déstocke énormément avec une tendance à la réduction progressive du débit des foggaras.
Le modèle SAS
C’est pour remédier à cette situation que l’Algérie, la Tunisie et la Libye ont mis en place dernièrement un modèle mathématique appelé Système aquifère du Sahara septentrional (SAS), qui a commencé à fonctionner en 2006. Ce système a été mis au point par un ingénieur de l’Agence nationale des ressources hydriques (ANRH) au niveau de l’Organisme sahélo-sahélien (OSS). Basé à Tunis, ce système mathématique a pour objectif de contrôler les prélèvements excessifs de la nappe phréatique située entre les frontières de ces trois pays, prévenir toute atteinte au continental intercalaire et créer une base de données complète et aisément accessible sur le système aquifère et les utilisations de l’eau au Sahara, afin de permettre à long terme d’améliorer les connaissances acquises par l’entretien et l’actualisation des modèles, le pilotage de programmes de recherches, la proposition de sujets de thèse, la publication des résultats obtenus et l’organisation de colloques, etc.
Outre le lancement du SAS auquel l’Algérie participe activement, la protection des nappes du Sahara septentrional du gaspillage et de la pollution due aux rejets des eaux résiduelles, prend la forme de deux projets de réhabilitation des réseaux d’assainissement et de lutte contre la remontée des eaux dans les wilayas de Ouargla et d’El Oued qui enregistrent d’importants prélèvements et déperditions en réseau depuis plusieurs années, ce qui a fait de la remontée des eaux un phénomène écologique spectaculaire et un danger, autant pour l’environnement que pour la santé des habitants et l’économie locale, notamment l’agriculture.

Le Financier.

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