Saïdal à l’étroit en Algérie.

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Saïdal à l’étroit en Algérie.

Message  Jazairi le Ven 8 Fév - 18:08

Sur un marché très disputé, sa méthode a fait ses preuves. le groupe veut maintenant l’imposer à l’international. Objectif : la forte demande africaine.

Leader de la production de médicaments en Algérie avec 42 % de parts de marché en volume, l’entreprise algérienne Saïdal veut construire son avenir à l’export. « Notre stratégie pour 2008 est celle de toute grande entreprise pharmaceutique : nous renforcer dans les biotechnologies et, surtout, nous développer à l’international », explique Ali Aoun, le président du groupe algérien, qui a posé ses premiers jalons dans d’autres pays africains à la fin de l’année dernière. Le 30 octobre 2007, la société pharmaceutique a ainsi livré son premier stock d’insuline au Niger. Une semaine plus tard, le 9 novembre, elle était sollicitée pour mettre en place « un programme de travail » avec la Tanzanie, à la suite d’un accord commercial signé par les gouvernements des deux pays.

PLus de 50 % à l’export

S’appuyant sur des objectifs fixés à l’horizon 2016, le géant algérien vise donc, selon son président, à réaliser « plus de 50 % de son chiffre d’affaires sur les marchés étrangers » d’ici à cette échéance. Le groupe a devant lui une belle marge de progression, puisqu’il réalise aujourd’hui entre 94 % et 95 % de son chiffre d’affaires sur le marché algérien. Ses bons résultats devraient, en outre, lui permettre de tenir les délais impartis : en 2007, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 124 millions de dollars, en progression de 12 % par rapport à 2006.
Spécialisée dans les génériques, Saïdal tire ses ressources des 237 pro­duits qu’elle fabrique parmi les 6 000 médicaments répertoriés dans la nomenclature algérienne. « Notre force, c’est d’être très compétitifs au niveau des prix », souligne Ali Djamakebir, le porte-parole du groupe. Selon lui, près de 40 % des médicaments usuels délivrés en pharmacie sont estampillés Saïdal. Le groupe joue aussi la carte de l’innovation. En 2007, il a déposé 10 demandes de brevets et lancés 45 nouveaux médicaments.
Si Saïdal cherche à se renforcer à l’export, c’est notamment parce qu’il doit affronter une concurrence accrue en Algérie. Depuis 2005, en effet, Alger a supprimé l’obligation légale qui imposait aux importateurs de médicaments de se mettre à en produire dans les deux ans, dans le cadre de ses démarches d’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Conséquence : alors que près de 75 % des médicaments algériens sont importés, principalement de France, la tendance devrait encore s’accentuer. Ce dont s’inquiètent plusieurs industriels ayant déjà investi dans des structures de production, qui craignent d’être rattrapés par leurs concurrents, simples importateurs.
Pour Saïdal, le développement à l’export lui permet donc de minimiser l’impact d’un marché algérien en pleine mutation. Cette stratégie est d’autant plus importante pour la société qu’elle doit être prochainement privatisée et qu’elle sait que, pour attirer des investisseurs, elle devra afficher une stratégie internationale ambitieuse. Bien qu’entreprise publique, Saïdal ne peut guère compter en effet sur l’État pour bénéficier d’un quelconque traitement de faveur : réagissant à l’épidémie annoncée de la forme humaine de la grippe aviaire, la société algérienne a produit, en 2006, des millions de boîtes d’un générique du Tamiflu, le Saiflu. Mais elle n’en a vendu aucune, car le gouvernement avait déjà importé le Tamiflu du suisse Roche…

BLANDINE FLIPO (Jeune Afrique)

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